Promulgué en mars 2010, par Barack Obama, il s’agit du texte qui doit permettre aux Américains de bénéficier d’une couverture santé. Depuis le 1er janvier 2014, chaque résident ou citoyen américain doit disposer d’une assurance santé, répondant aux critères fixés par la loi. Or, ce sont des assurance privées qui existent aux États-Unis, l’Etat fédéral a simplement voulu les réguler avec cette loi, en les obligeant à être conformes à ses exigences. Car une consultation chez un généraliste peut coûter entre 80 et 100 dollars, et de 150 à 200 dollars chez un spécialiste.
Et alors que Donald Trump essaye de détricoter l’Obama Care, depuis son premier mandat, et un vote pourrait intervenir en décembre, pour la modifier, et ainsi éviter le shutdown.
Ainsi, depuis le 1er janvier 2019 et l’entrée en vigueur de la Tax Cuts and Jobs Act, les citoyens ou résidents américains ne sont plus sanctionnés financièrement s’ils ne souscrivent pas à une assurance santé. Seules les entreprises de plus de 50 salariés (effectuant plus de 30 heures par semaine) y sont soumises. Seuls le Massachusetts, Washington D.C, le New Jersey et le Vermont continuent d’appliquer ces sanctions financières pour les non-assurés. Et ces-dernières semaines, Donald Trump a intensifier le débat à l’approche de la fin des subventions temporaires liées au COVID en 2026. Et face à ces critiques, des anciens responsables de l’administration Obama rappellent que la réforme de 2010 a permis d’assurer plus de 20 millions d’Américains. L’ancien conseiller à la Maison-Blanche – Jesse Moore – estime que Donald Trump cherche avant tout à « effacer le nom d’un autre homme de la loi » plutôt qu’à améliorer la couverture santé. Le Congrès va donc devoir se prononcer sur la prolongation des crédits d’impôt qui maintiennent les tarifs actuels.L’enjeu dépasse la rivalité politique : il concerne la stabilité du système d’assurance et la sécurité sanitaire de millions de foyers dont de nombreux expatriés. Et si la fin des subventions temporaires est votée, la Congressional Budget Office, estime qu’environ 4 millions de personnes pourraient perdre leur couverture santé. Pour ceux qui resteraient assurés, les hausses de primes pourraient atteindre plusieurs centaines de dollars par mois. Or, les résidents américains doivent choisir leur assurance avant le 15 décembre.
Ainsi, si le Congrès vote l’extension des subventions, elles resteront stables et n’augmenteront que modérément. Si une extension de 6 mois est votée, beaucoup d’Américains aux revenus moyens perdront une partie de leurs aides. Enfin, si aucun vote n’est possible, alors l’ancien système sera en vigueur, avec une explosion des primes entre 70 et 120%. Des millions de personnes dont de nombreux Français perdraient donc leur couverture. Affaire à suivre…


