Alors que le Portugal durcit sa fiscalité et que les destinations lointaines perdent de leur superbe, le sud de l’Espagne revient en force. Son climat idyllique, un coût de la vie de 40% et une simplicité administrative, la côte andalouse est LA destination privilégiée des retraités français de 2026.
Et ce sont désormais plus d’1 million de retraités français qui vivent désormais hors de nos frontières. Le Portugal a régné sans partage pendant une décennie, avec l’exonération totale d’impôts, puis un taux réduit de 10%, qui s’efface désormais progressivement. De plus, l’explosion des prix de l’immobilier à Lisbonne et en Algarve poussent les retraités français à regarder ailleurs. Du coup, la Thaïlande continue de séduire pour son coût de la vie et ses paysages de carte postale. Mais l’éloignement géographique et une certaine complexité administrative tempèrent l’enthousiasme. Dans ce contexte, l’Italie et sa « flat tax » de 7% pour les retraités peut séduire. En contrepartie, il faudra faire avec la lourdeur administrative transalpine et le manque d’infrastructures modernes.
Et comme nous le rappelons souvent, le « vrai coût » de l’expatriation doit être anticipé, notamment sur les plans administratif et fiscal. Ainsi, dans l’UE, grâce au formulaire S1, un retraité français en UE peut transférer ses droits à l’assurance maladie, en conservant notamment sa carte vitale, et le versement des pensions y est automatique et sécurisé. Aucune preuve de revenus exorbitants ou de caution bancaire n’est exigée, contrairement à la Thaïlande ou au Maroc. Mais en dehors de l’UE, il faut être attentif à la CSG et au certificat de vie. Si vous serez automatiquement assujetti à la CSG en dehors de l’UE, chaque retraité devra également fournir un certificat de vie, une fois par an, pour éviter la fraude contre l’Agirc-Arrco. Et en cas d’oubli, le versement de la pension peut être suspendu.
Les Français aiment donc particulièrement la Costa del Sol, sur la côte andalouse de l’Espagne. Avec à la clé, une promesse de vie de luxe pour le prix d’une vie modeste. Un repas dans un restaurant coûtera 12 à 15€, et le soleil est présent plus de 320 jours par an. L’aéroport de Malaga connecte la région avec les grandes villes françaises en moins de 2h30 et les hôpitaux de la côte figurent parmi les meilleurs d’Europe. Les seuls bémols sont le tourisme de masse, les difficultés de circulation en juillet et août, et une certaine barrière de la langue, si vous ne parlez pas espagnol.
Enfin, la convention fiscale passée entre la France et l’Espagne évite la double imposition. Et l’Andalousie a supprimé l’impôt sur la fortune. L’Andalousie apparaît donc comme un choix du coeur, tout autant que de la raison, pour qui souhaite profiter d’une retraite dorée.


