Le vote par internet s’est achevé hier, mercredi, à 12h (heure de Paris), marquant la fin de la première phase du scrutin qui touche les Français de l’étranger. Au total, 11,93% des 1 677 147 électeurs inscrits ont voté en ligne, soit 200 100 personnes. En légère baisse par rapport à 2021, où ils n’étaient déjà que 176 734. La participation, même sur Internet, reste donc très limitée. Les électeurs pourront donc se rendre aux urnes, le 30 mai sur le continent américain, et le 31 dans le reste du monde. Mais il y a 5 ans, seul 2,13% des électeurs s’étaient déplacés dans les bureaux de vote.
Et pour expliquer cette faible participation, des difficultés techniques ont été mises en avant. Des retards, voire des absences d’envoi pour les identifiants et les mots de passe qui permettaient d’accéder à la plateforme en ligne. Et bien que des dispositifs d’assistance aient été mis en place par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, cela n’a pas fait décoller ce mode de scrutin.
Les candidats, eux, se sont fortement mobilisés pour compenser ces obstacles. Et malgré les posts sur les réseaux sociaux, les tutoriels et les réunions publiques en ligne, les freins à la participation n’ont pas été levé.
Se pose alors nécessairement l’intérêt porté aux élections consulaires par les expatriés. Les conseillers jouent pourtant un rôle essentiel et concret dans la vie des Français de l’étranger. Que ce soit en matière d’éducation, d’aides sociales, ou encore de relations avec les services consulaires de l’administration française. Les 433 conseillers et 77 délégués consulaires forment également le corps électoral appelé à élire les 12 sénateurs des Français de l’étranger.
Vous retrouverez le détail de la participation électronique en fonction des pays, sur notre site internet lesfrançais.press. Mais c’est en Belgique que les scores de participation sont les plus élevés, avec 18 105 votants sur 109 951 inscrits. Espérons donc que les derniers jours de campagne, qui se poursuivent à travers le monde, envoient des signaux pour encourager à une mobilisation dans les bureaux de vote.


