Il n’a recueilli que 11,93% de participation au niveau mondial, soit un peu plus de 200 000 votants, soit un léger recul par rapport à 2021.
Les candidats aux élections ont donc réagit sur ce faible taux de participation, qui ne devrait pas forcément être renforcé par le vote aux urnes, puisqu’il n’avait pesé qu’un peu plus de 2% en 2021. Et le taux de participation est à analyser dans chaque pays. Lesfrançais.press vous propose une carte interactive pour vérifier le taux de participation chez vous, sur notre site internet. Le candidat des Français de Fidji et d’Australie, Sébastien Vallerie a enregistré un taux de 15,50%, soit 30% de mieux que le taux mondial. Alors qu’il y a eu davantage de difficultés techniques en Chine, notamment à Shanghaï, selon Nicolas Le Roux.
Et c’est justement le mystère à percer pour expliquer ce faible taux de participation. Est-ce dû aux problèmes techniques, ou à un désintérêt face au scrutin. C’est l’vie de Jean-Michel Raynaud (candidat au Maroc à Casablanca). Son collègue, Abdelghani Youmni, penche davantage pour les problèmes techniques. Et propose des solutions, à l’image de la reconnaissance faciale, pour sécuriser le système. Franck Bondrille (Miami) insiste, lui, sur les erreurs humaines à l’origine de ces bugs. Mais le nombre de votants, globalement supérieur en valeur absolue, montre un certain intérêt pour ce scrutin. Nombreux sont les candidats qui espèrent cependant que cet intérêt se matérialise aux urnes, ce dimanche 31 mai. En Suisse, en Espagne ou encore à Hong Kong, plusieurs candidats saluent au contraire une mobilisation encourageante, portée par des campagnes locales actives et un fort besoin de représentation de proximité.
En Ukraine, malgré la guerre, la participation dépasse même 19 %. Un signal fort envoyé par la communauté française sur place.
Reste enfin une question de fond : les Français de l’étranger connaissent-ils vraiment le rôle des conseillers consulaires ? Beaucoup de candidats reconnaissent un manque de visibilité autour de cette élection pourtant essentielle à la vie des communautés françaises à travers le monde.
Le scrutin, lui, n’est pas terminé. Les bureaux de vote physiques ouvriront ce week-end dans de nombreux pays, avec l’espoir d’un sursaut de participation.
Une exception toutefois : le Mali, où le vote à l’urne a été annulé. Une situation inédite qui pose déjà de nombreuses questions démocratiques.
Une chose est sûre : ces élections rappellent combien exercer sa citoyenneté depuis l’étranger reste, encore aujourd’hui, un véritable défi.


