Ainsi, nous vous proposons 3 portraits d’Américains qui font l’expérience de la distance : Amy Porter, Jim Cohen et Nicolas Conquer. Chacun a sa vision, avec des analyses qui divergent profondément. 

Jim Cohen vit en France depuis 1977, soit 3 ans après la fin de ses études, déjà passées par la France. Vivant à Paris depuis 1981, il est docteur en sciences politiques et professeur émérite à l’Universiré de la Sorbonne Nouvelle. Il analyse la scène américaine avec le recul du chercheur et l’engagement du citoyen membre de Democrats Abroad. Il rappelle ainsi que Donald Trump « n’est pas le premier président à bafouer le droit international », mais « aucun président ne s’est efforcé de détruire l’ordre international. » Pour lui, « Trump est en train de transformer les Etats-Unis en Etat-paria. » 

De son côté, Amy Porter est parte-parole de Democrats Abroad France et installée en région parisienne depuis 1987. Elle se dit « alarmée par le traitement que Trump réserve aux alliés traditionnels, à cause de son ignorance totale de l’Histoire ». Fille d’un soldat américain ayant débarqué en Normandie, elle est « effarée par le mépris pour l’OTAN », affiché par Trump. 

Une vision à laquelle s’oppose Nicolas Conquer, porte-parole du Parti républicain en France. Il voit dans la politique de Donald Trump un rétablissement du leadership américain. 

Emblème des désaccords, le Goenland. Une « méprise de l’alliance transatlantique (…) et d’une logique de toute puissance » selon Jim Cohen. « Une débilité monumentale » selon Amy Porter. « Un test défensif » selon Nicolas Conquer. 

Au sujet de l’ICE, Jim Cohen dénonce « une force armée d’occupation qui bafoue tous les droits ». Un constat alarmiste partagé par Amy Porter. « Un drame » selon Nicolas Conquer, mais provoqué par les activiste anti-Ice en entravant l’action d’agents fédéraux. 

Sur la fierté nationale, Jim Cohen prend ses distances, due à sa formation de politiste. Amy Porter exprime sa désillusion. Et Nicolas Conquer sa fierté en voyant Trump mettre fin au « chaos migratoire ».

Et si le dernier SuperBowl a réuni 128,2 millions de téléspectateurs aux Etats-unis, un record, chacun a une exteure contrastée de ce que dégage cette cérémonie de la culture américaine. La dimension politique n’a pas échappé à à Amy Porter et Jim Cohen. Alors que Nicolas Conquer a été déçu par la dimension sportive de l’évènement. 

Leur analyse complète est à retrouver sur lesfrançais.press…